Paul Delcourt
Chercheur, spécialisé dans les maladies tuberculoïdes, il est le mari de Solange Delcourt . Il disparut mystérieusement en 2005 pendant une mission au Brésil
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Cimeterio Grande (Brésil) – août 2005
Ce n'est pas tant la chaleur qui est insupportable, mais cette humidité omniprésente. Cette sensation d'avoir toujours une fine pellicule poisseuse sur la peau, et ces moustiques, gros comme des abeilles. A ce qu'on dit, une seule piqûre peut être mortelle !
Le campement de l'équipe du professeur Nimbus est installé dans une clairière, à quelques kilomètres du fleuve Amazone, au coeur de la forêt du même nom. C'est une installation très rudimentaire pour un occidental, mais au yeux des tribus locales c'est une résidence de luxe.
Paul Delcourt vient de parler à sa femme par liaison satellite, il a même pu échanger quelques mots avec sa jeune fille Clara, qui commence tout juste à dire « papa ».
Solange lui manque terriblement. Depuis six mois qu'il est parti, pas un jour ne passe sans qu'il ne pense à elle. Malheureusement, au regard des résultats peu probants de ses recherches, il allait être coincé ici encore un bon bout de temps.
Pour le moment, la disparition progressive des tribus palmés est encore un mystère total. Depuis le début de l'étude, il y a six mois, une cinquantaine d'hommes sont morts dans de terribles souffrances. Le germe de la maladie n'est toujours pas identifié, mais il y a certaines similitudes avec une bactérie responsable de nombreux cas de lèpre tuberculoïde.
De part le caractère très contagieux de cette infection, les villages palmiens ont été mis sous quarantaine avec l'aide de l'armée brésilienne. La population locale n'a pas du tout apprécié cet isolement et plusieurs cas d'évasion ont été constatés. Depuis plusieurs jours, la situation est de plus en plus tendue. Un membre de l'équipe de recherche a été mordu, il a du être rapatrié chez lui pour des examens. Au dernières nouvelles, son état est stable.
La journée touche à sa fin. En cette saison, la nuit tombe très tôt, et il est temps de rentrer sous la tente avant que les moustiques n'attaquent. Paul Delcourt se glisse dans son hamac, sous une épaisse moustiquaire et s'endort sans trop de difficulté malgré l'atmosphère étouffante. C'est la dernière nuit qu'il passera à Cimeterio Grande.




